Pendant un moment (trop long) de ma vie, je me suis crue ‘’inapte au bonheur’’.  Souffrant d’anxiété généralisée, je m’étourdissais dans mille et un projet en vue d’éviter de penser à tous ces scénarios catastrophes que je m’inventais et (pire) que je croyais.

Reculons un peu en arrière.

Je viens d’une famille tout-à-fait normale (ou presque).  J’étais une petite fille plus que parfaite, avec des résultats scolaires élevés et des réussites dans beaucoup de domaines.  Par contre, j’étais une petite fille très anxieuse.  Prédisposition génétique j’imagine.  Mes parents et ma famille ont fait de leur mieux, sans aucun doute.  Par contre, ma PERCEPTION (et le mot est super important) de certaines situations de ma vie, je les ai vécus comme étant injustes et blessantes.  Pour me protéger, j’ai décidé de devenir parfaite, rien de moins.  C’est lourd à porter quand tu es jeune.

La perfection est impossible et non souhaitable.  Mais je me suis mis à porter un masque de protection, ne jamais laisser voir mes souffrances.  En fait, pour être honnête, je devrais écrire ‘’des masques’’.  Je suis devenue non seulement perfectionniste mais de plus-en-plus insécure.  Pour éviter d’inquiéter les gens autour, je laissais croire que tout était correct.

Dans la mi-vingtaine, j’étais devenue maître dans l’art de ‘’faire semblant’’

  • Faire semblant que j’étais heureuse, quand je pleurais presque chaque soir.
  • Faire semblant que ma vie de couple me comblait, quand on se boudait régulièrement.
  • Faire semblant que tout était sous contrôle dans mon travail, quand je devais travailler de nuit pour y arriver.
  • Faire semblant que mon alimentation était saine en public, quand je m’empiffrais de crème glacée chaque soir.
  • Faire semblant d’y arriver et ne jamais demander d’aide par peur du jugement.
  • Faire semblant d’avoir un orgasme… (heu ?? Oui, je l’ai dit mesdames…) pour faire plaisir à Monsieur
  • Faire semblant de faire du sport. Ben non, je blague.  Ici je ne faisais pas semblant, au contraire, j’en faisais trop.

Par la suite, j’ai refoulé mes émotions, une par une, insidieusement.  J’étais forte.  Je m’étourdissais dans plusieurs projets en vue d’éviter de ressentir ce mal de vivre.  Je me suis mise à éviter des situations, éviter les sorties.  Je m’isolais de plus en plus.

Peur du jugement, de ne pas être acceptée, aimée.  J’en suis venue à juger sévèrement les autres, à les envier.  J’avais mal à l’âme plus souvent qu’autrement.  Je me croyais inapte au bonheur.

Avec plusieurs événements stressants et difficiles que je devais affronter les uns après les autres, j’en suis venue à l’épuisement.  Il y a eu un moment dans ma vie ou ce fut impossible de contrôler cette souffrance et j’ai craqué.

Crises d’angoisses et anxiété incontrôlable.  Malaises physiques, maladies, tourments.  Arrêt de travail et médicaments.  On m’a diagnostiqué un trouble anxieux généralisé. (TAG)  Asthme, reflux, migraines, douleurs au dos, problèmes de vision, perte de joie, colère, peine, émotions fortes, hypersensibilité…     mon corps me hurlait de prendre soin de lui.

À même pas 25 ans, je prenais déjà une foule de médicaments (j’avais un pilulier d’une femme de 98 ans à l’article de la mort).  Masquer les symptômes pour ne pas avoir à y faire face.  Ça semble plus facile à prime abord, mais on finit toujours pas avoir à y faire face.

Je me suis dit un jour: Est-ce vraiment cela être en ‘’santé’’ ?  Avoir l’air en forme, fonctionner sur l’adrénaline et être malheureuse ?

Ironiquement, j’avais étudier dans le domaine de la santé.  Tout un cordonnier mal chaussé !

Cet arrêt de travail m’a sauvé la vie.  ‘’Quand l’élève est prêt, le maitre apparait’’.  Une psychothérapeute, un massothérapeute, une naturopathe et une acupunctrice m’ont amenée à enlever un à un mes masques de protection et à afficher graduellement ma vulnérabilité.  J’ai eu peur, peur de perdre l’amour, peur du rejet… mais c’est tout l’inverse qui s’est produit.  Afficher la perfection éloigne les gens.  Ils sentent que tu joues un jeu et perçoivent un manque de confiance en eux.

Je ne parle pas de jouer à la victime et de se plaindre.  Je parle d’être vrai, authentique et aligné avec ses valeurs de vie.  Et cela m’a rendue heureuse.  C’est à ce moment que j’ai recommencé à croire que je pouvais être heureuse, sincèrement, en étant plus authentique.

Plusieurs années plus tard, doucement, pas à pas, mon pilulier s’est vidé pour revenir à une santé optimale et totalement naturelle.  Mon corps est plus puissant que je ne le croyais, à ma grande fierté.

Chaque année, je fais le bilan et je quantifie mon niveau de bonheur, de stress et de santé.  Je sais, ça peut paraître bizarre, mais comme je suis enseignante de math et sciences, j’aime bien avoir une note globale et savoir où je peux m’améliorer et ce sur quoi porter mon attention.  Je construis même, à titre de coach,  mes propres tests d’évaluation de la santé, du stress, du bonheur, etc.

Ce sur quoi je porte mon attention prend de l’expansion !!!

J’ai découvert un test que j’adore.  Il s’agit de l’indice relatif de bonheurVous pouvez le faire en cliquant ici.     Il a été conçu par Pierre Côté, auteur et conférencier.

Je comprends maintenant que ‘’tout est une question de perception’’ face à moi-même et à la vie que je choisi de mener.

Voici donc les 5 premiers piliers du bonheur :

 

  • Accomplissement

Sentiment très puissant qui détermine, d’une certaine façon, le niveau de satisfaction à l’égard de la vie que l’on mène et des choses que l’on a réalisé jusqu’à maintenant.  Il affecte directement l’estime et la réalisation de soi.

  • Santé

Elle est souvent un préalable au bonheur.  On peut être heureux même avec une santé fragile, mais inconsciemment, être débordant de santé est une quête de vie qui ressemble à celle du bonheur.  Quand on a la santé, on a suffisamment de ressources pour stimuler notre créativité et notre productivité. Aucune limite ne nous empêche de réaliser nos objectifs et poursuivre nos rêves.

  • Travail

Et oui, la majorité d’entre nous  y passe le tiers de son temps.  Les tâches que l’on exécute, les relations avec ses collègues et la reconnaissance que l’on obtient, le niveau de responsabilisation et de valorisation sont autant de facteurs qui influencent notre bonheur.

  • Famille

C’est la pierre angulaire de notre vie, même avec les plus petites familles d’aujourd’hui.  C’est notre pilier, notre sécurité.  On y retrouve nos repères.  Le bonheur se présente si l’on entretient des relations harmonieuses avec les membres de notre famille.

  • Finances

Là aussi, on s’en doute.  ‘’L’argent ne fait pas le bonheur’’ mais y contribue grandement.  Avoir suffisamment d’argent diminue le stress et les préoccupations et amène une sécurité et une liberté qui rend heureux.

Découvrez les 24 critères qui peuvent influencer notre bonheur quotidien.  Cliquez ici, vous serez enchanté de vous découvrir sous un tout nouvel angle. 

Faites le test et imprimez vos résultats avec la date du jour.  Vous pourrez le refaire chaque 6 mois environ pour analyser votre vie et revoir vos objectifs.  N’est-ce pas fantastique ?  Pour ma part, cela est un moment d’arrêt pour me fixer des buts, des défis, des objectifs et chercher des moyens de les atteindre.

Partagez-moi vos 3 critères qui vous donnent le plus haut score dans les commentaires ci-dessous.

Pour moi, c’est la santé, la reconnaissance et la famille.

Par où commencer pour trouver enfin le bonheur ?
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2 avis sur « Par où commencer pour trouver enfin le bonheur ? »

  • 9 juin 2016 à 9:28
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    Mes 3 critères sont: Accomplissement, santé et profil socio-démographique.

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