Premier chapitre : Quand l’étincelle est sur le point de s’éteindre

Je suis forte en société.  Je porte ce masque, vous le connaissez peut-être ?  Celui de la femme pour qui tout va bien.  Une belle petite vie tranquille, douce, simple.

Oui, j’ai tout pour être heureuse, la santé, la famille, les amis, le travail, l’argent…

Mais pourquoi ce sentiment de vide intérieure ?   Pourquoi cette tempête d’émotions qui fait rage en moi ?  Pourquoi cette hyper-sensibilité qui me donne envie de me cacher, de fuir, de m’isoler ?

Derrière mon : ‘’Ça va super bien !’’ lancé rapidement avec un grand sourire… se cache une femme qui fait face à un adversaire de taille.  Chaque jour. Chaque instant. Chaque minute.

Tout semble bien aller et pourtant…je vis un combat quotidien, un combat parfois ‘’extrême’’, souvent douloureux.  MON combat contre cette vulnérabilité biologique dont j’ai hérité à ma naissance, et j’ai nommé… l’anxiété.

Tout semble bien aller et pourtant…derrière mon côté énergique et sportive se cache une dépendance… la dépendance à la drogue nommée endorphine.  Vite, je dois courir, je dois bouger, éviter de penser, de réfléchir, de ressasser en boucle les mêmes pensées obsédantes.

Tout semble bien aller et pourtant… la panique me guette chaque instant.  Je la sens arriver sournoisement.  Elle m’attaque avec des palpitations, des sueurs, une vision embrouillée, une sensation d’étouffer, des tremblements, des nausées, des vertiges.  C’est parfois brutal, imprévisible.

Tout semble bien aller et pourtant… mon esprit s’emballe et me rend la tâche plus que difficile.  Il déborde de créativité, je devrais en être fière !  Malheureusement, je me retrouve plus souvent face à face avec la honte quand des pensées irrationnelles et catastrophiques font la fête sans relâche et me laisse complètement K-O, totalement bouleversée et épuisée.

Plus le temps passe, plus je m’isole de peur du jugement, de peur que les autres pensent que je suis ‘’folle’’.  Plus le temps passe, plus j’évite les sorties, les rencontres, les activités.  Plus le temps passe, plus je suis seule avec moi-même.  Il ne me reste que quelques relations très superficielles, un peu de famille.  Mais ils ne connaissent en rien la vrai MOI.  Ils croient, comme les autres, que tout va bien. 

J’ai honte.  Comment puis-je me sentir si vide à l’intérieur quand tout est là pour me combler ?  Je me sens coupable de ne pas apprécier ce que j’ai.

Il me reste mes enfants.  Il NE me reste QUE mes enfants.  Quel lourd fardeau à porter pour eux.

Vivre avec l’anxiété.  J’ai longtemps cru que j’étais seule à souffrir (en silence) de ce mal.  Survivre chaque jour et subir ma vie totalement dépourvue de sens en collectionnant les  symptômes physiques et émotionnels.

Je sais aujourd’hui que c’est faux.  Une personne sur trois vivra une attaque de panique au cours de sa vie.  Une personne sur quatre vivra un problème d’anxiété à un moment de son existence.  Mais ces statistiques ne me sont d’aucun secours quand je visite mon médecin de façon impulsive et que mon dossier médical accumule des piles de résultats d’examens (toujours négatifs). Mon système est en désordre et le ménage me semble devenir une corvée insurmontable.

Je tente tant bien que mal d’étourdir mon esprit dans 1000 et 1 projets.  Je m’oublie si souvent pour ne pas ressentir ce triste vide intérieur.  Je me dévoue pour MES ENFANTS.

J’envie les gens qui dégagent une belle énergie, les gens qui attirent les autres comme des aimants tellement ils sont passionnés, pétillants et éblouissant d’une vitalité contagieuse.

Mais comment puis-je espérer que l’énergie demeure dans mon corps ayant un esprit tourmenté, sans désir ni passion ?  Mais comment puis-je oser croire devenir inspirante et pétillante? Mon obsession pour le perfectionnisme m’obsède au point de mettre de côté  des moments uniques et mémorables, de m’empêcher de réaliser mes rêves.  Mais quels rêves ?  Où sont-ils ces rêves de jeunesse qui m’emballaient à l’époque ?

Bien que je l’aie cherché longtemps, elle n’existe pas la pilule miracle pour rayonner de santé, pour reprendre les commandes de mon esprit et écouter ce qui vibre dans mon cœur.

Ma flamme intérieure cherche à s’éteindre… au secours, aidez-moi !

Fin du (triste) chapitre.

Nouveau chapitre : Et si l’étincelle de vie devenait une flamme rayonnante ?

Je peux réécrire un nouveau chapitre de ma vie.  J’ai ce pouvoir, cette force insoupçonnée en moi.  Je sais que c’est possible, je l’ai fait.

Bien que c’est un ensemble de stratégies et de nouvelles habitudes de vie que j’ai dû mettre en place pour me sortir de ce trou noir, il y a tout de même ‘’une étincelle’’ qui a changé le cours de mon histoire, qui m’a permis d’écrire ce nouveau chapitre.

Après de nombreuses lectures et thérapies, je me suis rendue compte que j’étais entourée de personnes qui résonnaient comme moi, avec la peur comme toile de fond.  J’étais entourée de gens énergivores qui m’empoisonnaient l’existence.  Je ne m’en rendais même pas compte à ce moment-là.  En constatant cela, une lumière s’est allumée en moi.  En fait, un feu d’artifice venait d’exploser.

Je devais commencer un grand ménage, le ménage de mes relations dévastatrices. C’est l’élément déclencheur qu’il me fallait pour comprendre et accepter qu’il valait mieux pour moi de m’éloigner temporairement ou définitivement de certaines personnes négatives.

Et si je m’approchais des gens auxquels j’aimerais ressembler, au lieu d’en être jalouse et envieuse ?  Si c’est vrai qu’avoir des amis heureux, c’est contagieux, il fallait pour moi mettre cela en priorité.

J’ai souvent lu que nous sommes la moyenne des cinq personnes que nous fréquentons le plus.  Je décide donc à présent d’ensoleiller mes journées en choisissant avec soin mes relations.

Je choisis maintenant de fréquenter les gens que j’admire le plus, ces personnes inspirantes, rayonnantes et attachantes à qui je veux ressembler.

Je vous partage cette étincelle qui pourrait aussi changer votre vie !  Elle a transformé mon existence.  Pour ma part, j’ai même investi dans un coach de vie.  Mon meilleur investissement jusqu’à présent.

Bien sûr, ce texte ne peut à lui seul témoigner toute la volonté, la persévérance et les efforts pour y arriver.  Doucement, petit à petit, la force des relations positives m’a donné le courage de poursuivre vers la guérison, de changer d’autres habitudes quotidiennes.  Je vais chercher cet amour puissant, vrai et sincère qui me propulse vers ma meilleure version, qui me donne la force de ME choisir et d’avoir plus de confiance et d’estime personnelle.  Cette force puisée dans mes relations me permet de croire en moi et d’atteindre mon idéal, ma mission et mes rêves, même les plus fous !

Parce que les vrais amis croiront en vous lorsque vous n’y croyez plus depuis longtemps.

Les vrais amis seront heureux de vous voir enfin briller au grand jour.  Les autres, ceux qui seront vexés ou contrariés de voir que vous êtes épanouis et intègres, ceux-là même qui vous décourageront, mériteront beaucoup d’amour certes, mais vous choisirez de les aimer à distance pour un temps, d’éloigner leur emprise négative sur vous.

Je termine ce nouveau chapitre sur une note positive.  Il y a plusieurs stratégies pour vaincre l’anxiété.

Pour ma part, m’isoler a été ma plus grande erreur.

Étincelle de vie

 

Vivre avec l’anxiété: quand l’ombre devient lumière
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